Introduction

 Cadran Solaire

  Si notre temps, est lié à la vitesse, à des horaires de TGV, des parcours d’avions et de fuseaux horaires ; notre approche de l’univers nous fait oublier l’espace intime dans lequel nous vivons. Notre journée n’est plus liée au passage du soleil au méridien du lieu ; et il faut bien l’avouer le cadran solaire devient un objet de décor. Le succès de sa vulgarisation d’ailleurs s’accompagnant d’un doute sur son exactitude.      

Comment en sommes-nous arrivés là, comment les sociétés humaines ont-elles décomptés le temps ; quelles sont les unités établies à travers les siècles ? …Vaste programme lié à l’espace et au temps que nous vivons chacun à notre manière, en fonction de nos sensibilités émotionnelles, matérielles, psychologiques ou physiologiques. Toute vie étant en elle-même un instrument de la mesure du temps avec ses repères, son écoulement et ses espoirs ; comme le retour du jour, de la nuit, des saisons … Pour que l’avenir puisse s’envisager de manière sereine il faut souvent qu’il soit la répétition du passé. Nommer le temps, donner un sens aux dates, est donc une nécessité.

 De nombreux ouvrages sur l’histoire et la réalisation de tels objets, seront indiqués au paragraphe Liens utiles. Nous nous contenterons ici de mettre en scène quelques exemples de cadrans solaires examinés ou réalisés en Sarthe.

Art Campanaire

J’avais au début de ces investigations cru pouvoir également réaliser un inventaire des cloches, éléments sonores qui accompagnent souvent la ponctuation du Temps.  Il faut avouer que dans le « monde actuel » cet adjectif même disparait du langage courant et que les sonneries qui permettaient de s’inscrire dans le temps et dans l’espace, disparaissent dans une ambiance sonore de plus en plus indifférente. Le plus souvent elles proviennent d’une bande sonore enregistrée !

    Ne pouvant matériellement réaliser ce travail, je souhaitais coopter une personne ayant le désir d’y participer. Mais les candidats sont rares, les motifs de recherches sont bien loin de ces sujets. Là encore une bonne approche pour la confection d’un inventaire de ces objets, est la compilation de l’étude réalisée dans le Dictionnaire des artistes manceaux de 1899. J’en avais extrait un plan de travail, qui pourrait être utilisé. La référence actuelle sur cet art, restant celle de M. Gérard Bollée.

    Monsieur Guilbault, avant son décès, m’avait indiqué les noms de quelques objets classés ou inscrits:     

Clermont-Créans, église Saint Lambert : cloche bronze XVIème siècle, classée 1989

La Fontaine-Saint-Martin, église Saint-Martin cloche bronze XVIIIème siècle, inscrite 1989

Le Lude, église Saint Vincent, cloche bronze, XVIème siècle, classée 1976

Précigné, chapelle Saint Ménelé, cloche bronze XVIème siècle classée 1942

Saint-Biez-en-belin, église Saint Bié, cloche bronze, XVIème siècle, classée 1911

Vezot, église Saint Denis, cloche , bronze XVIIIème siècle, classée 1908.

Horloges mécaniques

      Sous Louis XIV, le Roi Soleil, il était dit… qu’il fallait régler les horloges publiques « selon le cours du soleil « .  Premier régulateur du temps, dans les sociétés anciennes, le cadran solaire, fut un compagnon loyal pour l’horloge mécanique, en l’aidant à se développer. Mais cette dernière abandonna son maître…trop silencieux.

  Ces premiers appareils « mécaniques », utilisés dans les églises sont dites « horloges monumentales ». Afin de décompter le temps, elles utilisent comme « moteur » une grosse pierre fixée au bout d’une corde enroulée sur un cylindre. Si on peut faire état d’une chronologie afin de nous situer en Sarthe, on adoptera, Paris 1370, Angers 1384, Poitiers 1387.  Pour la Sarthe : dès 1474 il existait une horloge en la cathédrale du Mans, puisqu’on donne 12 livres à Gervaise Lambert « atrempeur’’ de l’horloge de Saint Julien « . La deuxième étant l’horloge astronomique installée en 1507 par le Cardinal de Luxembourg dans la chapelle Saint Jean Baptiste.