A propos de …

Pourquoi une Association TEMPORA, et un site Internet sur les instruments capables de déterminer le temps ?

Je voulais réaliser en 1970 un cadran solaire sur ma maison de campagne en Touraine, pour pouvoir goûter pleinement une vie simple liée à l’espace et au temps du ‘soleil de mes vacances’. Ne connaissant rien à cet art, appelé la  Gnomonique, nom étrange et difficile à prononcer, un ami historien érudit m’avait conseillé de lire d’abord le livre de DOM  Bedos de Celles. La bibliothèque du Mans possédait cet ouvrage remarquable. Je l’ai lu, relu pour en comprendre les raisonnements, j’ai copié les dessins des planches, puis je me suis lancé à graver sur une plaque de pierre de Chouvigny un cadran vertical très simple, mais quand même déclinant d’Est.  Bref, il est toujours là et fait même maintenant beaucoup plus vieux que son âge. Il s’est patiné, la mousse et des lichens lui donnent presque un aspect semblable  à ces cadrans du XVIIIè que j’ai depuis si souvent fréquentés.

Voilà donc le point de départ de mes recherches sur le Temps. L’achat de quelques  ouvrages de gnomonique  XVIè et XVIIè, assez chers mais quand on aime ! Puis la lecture sur place à la Médiathèque du Mans de livres issus de l’abbaye bénédictine de saint Vincent ont  complété cette approche d’une passion avouable qui meuble mes loisirs. J’ai réalisé un inventaire de 160 cadrans anciens, j’en ai fait une publication  les Cadrans solaires de la Sarthe. Je dois dire que si pendant plus de 10 ans j’ai réalisé des cadrans solaires grâce aux dessins que je faisais seul ou avec M. Marcel Grison. J’utilise depuis quelques années un programme informatique réalisé par  Monsieur  Pierre Joseph Dallet, que de temps de gagné et qu’elle précision obtenue ! Le recensement des cadrans solaires continue, mais j’ai pensé pouvoir m’intéresser maintenant aux horloges monumentales de notre département, ainsi qu’à la partie campanaire de nos églises. D’où la création de l’association ‘Tempora’.

Je me propose donc de vous indiquer les cadrans qui m’ont intéressé, soit par leur fabrication, leurs décors, des détails particuliers ou tout simplement parce qu’ils ont été un ‘coup de cœur’. Un certain nombre de ces articles ont été publiés dans la revue Sciences et Arts de la Sarthe.

Nous essaierons de faire de même pour les horloges mécaniques anciennes, ainsi que  les cloches des églises. Car le but de l’Association TEMPORA  est de protéger, de faire connaître et de réhabiliter les objets anciens qui servaient à déterminer le temps.
Je souhaite que cette démarche déjà bien avancée, nous permette de contacter d’autres passionnés, et que nous puissions ensemble participer à la promotion de ces instruments d’un autre âge.

 Paul Deciron

 

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